Sursaut

 

En ces beaux jours d’automne

Le ciel est bleu, pas un nuage

Je me suis dit, ai le courage

De sortir de ta vie monotone.

 

Tu vis comme un moine reclus

Est-ce que tu t’en es aperçu

Vas, sors ta petite voiture

Retrouver notre belle nature. 

 

Rends- toi vers ce beau chemin

La promenade des mandelociens

Où nul engin n’a droit d’accéder

Il est pour nous piétons, réservé.

 

A l’aide de ma canne, je marchais

J’étais fatigué, je n’en pouvais plus

De ci, de là, des bancs attendaient

J’y posais mon séant, et, vermoulu.

 

Mon regard se portait, émerveillé

Vers la rivière, appelée la Siagne

Coulant lentement, à peine ondulée

Reprenant mon souffle, avec hargne.

 

Je poursuivais mon chemin, reposé

Puis je m’arrêtais, un peu plus loin

Sur un banc je m’asseyais, apeuré

A l’idée de refaire ce beau chemin.

 

Dans l’autre sens, et mal en point

Avant de repartir, une fois encore

Mon regard errait dans le lointain

Quel bel endroit, quel beau décor.

 

En face de moi, des pétanqueurs

Disputaient une partie acharnée

C’était à celui qui voulait la gagner

Mais dans la vie, il faut un vainqueur.

 

Péniblement j’allais vers mon auto

Rentrer chez moi, écrire, me reposer.

Je sais que demain, et non bientôt

J’aurai la volonté de recommencer.

 

Jean Mollier

 

 

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