Promenades

 

Enfant de parents montagnards

Aller, marcher dans les champs.

Quitter la ville, où la vie est dure

Pour enfin retrouver la nature.

 

Fini de courir comme des idiots

Vivre avec le métro, boulot, dodo.

J’aime sentir le foin fauché, séché

Que mes pieds viennent de fouler.

 

Des mamelons surgissent de terre

Poussent, grandissent, c’est à voir.

Par le museau de la taupe noire

Qui creuse un tunnel, sa tanière.

 

Ici un petit ruisseau, une truite

Qui de temps en temps profite

De l’eau pure, sortir de son trou

Happer un insecte, voilà tout.

 

Des nuées d’hirondelles passent

Pour aller plus loin, on ne sait où.

Certaines tournent et repassent

Autour des fermes elles font joujou.

 

En réalité, elles annoncent l’orage

Les nuages noirs éclateront de rage

Un éclair jaillira du ciel, la foudre

N’importe où, mais pour moudre.

 

Après les prés, c’est la montagne,

Grimper pour arriver à son sommet.

La pente est dure, si elle savait

Que grimper là-haut, c’est le bagne.

 

Une halte près d’un joli sapin

Il sent bon la résine, l’air est sain.

Je foule par hasard, un champignon

Appelé sanguin, ah qu’il sent bon.

 

Je me baisse, essuie mon front.

Alors je vois une chanterelle,

 Plus loin un pied de mouton,

Ah que la montagne est belle.

 

J’arrive enfin à ce sommet

Où il n’y a que peu d’herbe

Quel spectacle, c’est superbe

Ce que je vois, tout est parfait.

 

Il est tout près, le Mont Blanc

Avec ses neiges éternelles.

La mer de glace qui descend

Elle brille de ses mille perles.

 

Plus loin, la chaîne des Aravis

En bas, tout semble très petit.

J’ai l’impression d’être un géant

Je découvre, c’est impressionnant.

 

Mes yeux s’ouvrent et se ferment

Ils ne voient que des montagnes.

Ravis, heureux, je pose mon séant

Sur cette herbe douce, que j’aime.

 

J’entends au loin des carillons

Que portent au cou les vaches.

Ce concert qui monte en amont

M’assourdi un peu, puis passe.

 

Le soleil tombait, je redescendais

A la même allure lorsque je montais.

Lentement, les grimpeurs le disent

Prendre son temps, c’est la devise.

 

Si l’on veut marcher longtemps

Il en est de même, dans la plaine

Se ménager, respirer, marcher lent

Permet d’apprécier, quelle aubaine.

 

Ce que la nature nous offre ainsi

A chaque pas un décor nouveau

Fait que nous savourons aussi

Ce que la nature a de vrai, de beau.

 

Jean Mollier

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