Guerre de tous temps

 

« Allons en avant mes compagnons !

Demain, nous vaincrons l’ennemi et ses avions

Ses tanks et ses canons ne nous font pas peur,

Au soleil couchant nous serons vainqueurs »

 

Ils marchèrent tous ensemble durant des heures

Jusqu’à arriver sur les lieux du malheur

Lieu d’une défaite qu’ils n’avaient pas prévu.

L’ennemi le savait et les avait attendu.

 

Fatigués, il sont tout de même parvenus

Dans cette plaine où ils n’ont rien vu

Une embuscade y avait été préparée

Des centaines d’ennemis s’étaient cachés.

 

Les tentes allaient être installées

Quand des bruits de clairon ont raisonné

A l’horizon sont apparus des chevaux

Dans un nuage de poussière, au galop.

 

L’attaque était venue bien trop tôt

Ils n’avaient rien sur le dos

À peine dans la main un bouclier

Dans l’autre main une épée.

 

Leurs armes se sont croisées

La lutte fut acharnée

Des massues coulait le sang

Des soldats vaillants.

 

Soudain, un cri puissant

La mort l’a pris violemment

 

Le soldat est mort aujourd’hui

Dans les mêmes conditions que demain,

Pour le même objectif que hier

Car la guerre demeurera toujours la guerre…

 [Damien]

Le temps de la vie

 

Des gouttes de sang coulaient de mes yeux

Des coups de vent balayaient les cieux

Le ciel de mon cœur est bien trop nuageux

Pour qu’à cette heure, je puisse être heureux

 

De lourds nuages gris cachent mes pensées

Des flocons de vie s’éparpillent sur le planché

 

Des grêlons de colère me font de toutes mes forces crier

Mes cris partant dans les airs risquent bien de les blesser

Ces arcs-en-ciel de joie et de rire qui tardaient à arriver

Ne sont devenu que soupir à l’entente de mots attristés

 

De hautes tornades noires ont déraciné mon âme

Qui espérait, le soir, pouvoir agir sans qu’on la blâme.

 

Mais heureusement pour moi, les nuages disparaissent

Heureusement déjà, d’autres espoirs renaissent

La nature s’éveille, après cet orage de malheur.

Et moi je m’émerveille en voyant toutes ces couleurs

 

Les arbres et les bourgeons reviennent à la vie

J’admire gentiment l’éclosion de lieux jadis interdits

 

Des endroits que la nature néglige depuis fort longtemps

Où des personnes pures n’en sortiraient pas vivants

Des monstres emplis de mal y rodaient dévorant les passants

Aucun être normal n’était plus puissant

 

Par bonheur, le soleil arrivé, ils ont tous disparu

Tout le monde peut se promener sans crainte d’être vu

 

Le soleil par ses rayons, a traversé les branchages

Les hommes dans l’union ont repoussé la rage

Que faisait régner le malin sur des gens de tout âge

C’est tôt demain matin, que nous écrirons une nouvelle page

 

Dans le livre de la vie, où personne n’est roi

Où chacun joue la survie, où chacun vit pour soi…

 [Damien]

 

Adieu
 

Je sens en moi la colère monter

Qu’ai-je fait pour là arriver ?

N’y a-t-il pas d’autre route possible

Que celle d’une rage impassible ?

 

Petit à petit, on parle plus fort

Sans savoir si l’on a raison ou tort

Le seul objectif est de gagner

Par des hurlements acharnés.

 

Au bout d’un moment, c’est parti

Impossible d’arrêter les cris

On en vient même aux mains

Sans se soucier du lendemain.

 

Et oui, mon lendemain, comment sera-t-il ?

Passerais-je encore pour une personne docile ?

Ou au contraire, pour un quelconque malfrat

Qui ne sait ni quand ni pourquoi il frappera.

 

La violence engendre bel et bien la violence

Peut-être sombrerais-je dans la délinquance

Rien au monde ne peut me prédire

Ce que me réserve l’avenir.

 

Je resterai probablement seul, comme un ver

Me demandant ce que je fais sur cette terre

Cette terre si ingrate où personne ne m’aime

Cette terre qui a généré tant de peine.

 

Alors, je voudrai mourir, je voudrai la quitter

Cette terre à laquelle je n’ai pu m’attacher

Ce n’est pas faute d’avoir essayer, pourtant

La vie n’est pas faite pour moi, simplement.

 

Si je ne sers à rien, à part causer des chagrins

Si personne ne m’aime sinon pour son bien

Alors je n’ai pas de raison de rester ici bas

C’est seul et libre que mon esprit partira.

 

Je dis adieu à vous tous, mes prétendus amis.

Que pour moi, vous ne vous fassiez pas de soucis

Et c’est bien volontiers que je vous pardonne

Car vous n’êtes qu’humains en somme.

 

Adieu, parents, amis, et autres gens

Que je ne connaîtrai jamais, mais qui pourtant

M’avez à maintes fois attirés,

Sans que je l’aies exprimé.

 

Adieu, toi l’oiseau, toi le chat, toi le chien,

Adieu, la nature que l’homme détruit si bien,

Adieu la joie, la tristesse et tous ces sentiments

Qui nous chamboulent une vie en un instant.

 

Adieu au soleil, qui nous éclaire ainsi,

Adieu aux artistes, mystérieux esprits,

C’est au ciel que je vais dès à présent.

Et j’y luirai, telle une étoile au firmament.


[Damien]

La maladie l’a emporté

 

Cela fait déjà longtemps qu’il est malade

Il souffre en silence, respire par saccade,

Il demeure étendu, toute la journée au lit

 Sachant que sa vie est bientôt finie.

 

Ses enfants, ses amis sont à son chevet,

Chacun le regarde avec beaucoup de regret,

Aucun n’a jamais su ce qu’il voulait vraiment,

Cet homme que tout le monde apprécie tant.

 

Il a vécu, pour aider les autres avec passion,

Sans penser vraiment à sa propre situation.

Son bonheur n’était qu’un grain de sable

Comparé à celui fourni à tant de misérables.

 

Il a roulé sa bosse dans tous les sens,

Cherchant un but à son existence,

Priant d'avoir un don, ou mieux

Et ce fut de pouvoir nous rendre heureux.

 

Je me souviens, le soir, quand il rentrait

C’est sur une vieille chaise qu’il s’asseyait

Ouvrait son journal à la page des sports,

S’informant des tout derniers scores.

 

Avec sa langue, il mouillait son doigt,

Jetait de temps à autre un regard sur moi,

Me faisait un sourire que je n’oublierai jamais,

Puis c’est dans sa lecture qu’il replongeait.

 

Je le connais depuis enfant et pourtant

Il me paraît un étranger à présent.

Cet homme qui valait tant à mes yeux

Va s’en aller d’ici peu.

 

Je ne réalise pas ce qui se passe.

Mon esprit sur cela fait l’impasse

Mes souvenirs en moi resteront-ils

Quand cette personne sera loin des villes ?

 

Quand il aura tout quitté

Laissant derrière lui des gens effondrés

Ce sera peut-être la seule et unique fois

Qu’il aura fait du mal, je crois.

 

Soudain, silence total, en un instant,

Ses yeux se referment tout doucement.

Mon ami n’est plus, je lui dis adieu

Je le rejoindrai prochainement, dans les cieux…

[Damien]

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