Mon grand- père, Mon pépé,

 

Je me souviens de toi pépé, rude paysan

A cette époque, n’existaient pas ces machines

Qui de nos jours, envahissent nos champs

Tu faisais tout de tes deux mains, imagine.

 

Si tu revenais sur terre, quel étonnement

Ce progrès que tu n’as jamais connu

De ton travail manuel, quel étonnement,

Il en sortait ce que tu avais prévu.

 

Pour moi qui étais ignorant, je t’admirais

Je te regardais façonner tel ou tel objet.

Sûr de ce que tu faisais, tes mains abîmées

Allaient, venaient, avec agilité et sûreté.

 

Point de mètre ou de pied à coulisse,

Pour mesurer, contrôler, quel délice

L’outil que tu venais, de terminer

L’oeuvre que tu avais imaginé, créée

 

Qui te permettrait, toi mon grand-père

Ce que demain, tu serais amené à faire

Si aujourd’hui, je suis un peu adroit

C’est sans nul doute à toi que je le dois.

 

Je me souviens, lorsque nous étions à table

A déguster ce que notre mémé avait préparé.

Nous disions, avec ma soeur, quelle rigolade

Pépé regardes comme il est grognu ton nez

 

Et d’ajouter, il est grinchu, tu riais à pleurer,

De vraies larmes sortaient de tes yeux, et nous

De continuer de plus belle, ça nous faisait rigoler

Qu’il était bon ce passé, qu’il est devenu doux.

 

Ah si tu pouvais revenir, grand- père, notre pépé

Que ce temps était bon et, nous pauvres parisiens

Nous étions heureux, sans penser au lendemain.

C’est ainsi que nous passions nos vacances d’été.

 

Mémé et Pépé, vous nous manquez.

 

Jean Mollier de France

 

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