Mon caveau

 

Je ne suis pas dedans, je suis vivant

Je ne sais pas pour combien de temps

Mais ce sera pour bientôt, c’est normal

Partir à quatre vingt cinq ans, banal.

 

Même, lorsque l’on ne les a pas encore

On n’a pas besoin de faire des efforts

La mort arrive lorsque l’on s’y attend

Mais aussi, parfois, très brusquement.

 

L’on vit encore grâce à nos souvenirs

De notre jeunesse, adulte, vieillesse

En y pensant, on a envie de rajeunir

Hélas la vie passe, bonjour tristesse.

 

Mais voilà, ma peur de tous instants

C’est de ne pas revoir mes enfants

Avant que la faucheuse m’emporte

En ouvrant toute grande, cette porte,

 

Qui mène tout droit à mon caveau

Ma place m’attend depuis longtemps

Mais pour l’instant, le temps est beau

Je ne suis pas dedans, je suis vivant.

 

Jean Mollier

 

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