Marianne

 

Quel joli prénom, quel joli minois

Je me souviens, ah que c’est bon

J’avais cinq ans, toi, juste trois

A l’école maternelle, nous allions.

 

Nous tenant par la main, souriants

Heureux d’aller tout deux, là-bas.

Nous nous aimions, et tendrement

Je t’embrassais, à chaque pas.

 

Nous nous regardions, le regard pur

Sans penser au mal, innocents gamins

Nous ne nous quittions pas, divin.

Aujourd’hui, je ne suis plus sûr

 

Que je serais sage comme une image.

Que ta beauté, chère petite fille,

Ferait que des idées, moins sages

Trotteraient dans ma tête fragile.

 

Vers toi vont mes pensées émues.

Qu’es-tu devenue, toi ma fiancée

Après toutes ces années passées

Depuis, je ne t’ai jamais revue.

 

Nos parents souriaient, conscients

Que nous n’étions que des d’enfants,

Et qu’avec le temps et notre destin

La séparation serait pour demain.

 

Demain voulait dire, plus grands,

Ne nous verrions plus comme avant,

A la merci de sentiments peureux,

Que ressentent tous les amoureux.

 

Pourquoi ces souvenirs remontent,

Que je savoure tout simplement.

Ô ma mémoire, fais que je conte,

D’autres faits vécus, évidemment.

 

Jean Mollier

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