La fin de ma vie

 

Je ne suis pas bien, je suis malade.

Ma vie fout le camp, oui c'est certain

Je vais partir, faire la grande balade

Qui mène loin, c'est le destin, le mien.

 

Je suis tranquille, le cœur serein

Je n'ai pas grand chose à regretter.

Le meilleur est derrière moi, les miens,

Pardonnez-moi si je vous fais pleurer.

 

Je ne suis pas le premier, ni le dernier

Qui ne sais pas, où se trouve l'au-delà.

Quand j'y serai, vous serez les premiers

A savoir, ce qui se passe vraiment là-bas.

 

Certains vous disent, tu iras en enfer,

D’autres disent tu iras au purgatoire,

Mais alors si c’est comme sur terre,

On nomme une commission rogatoire

 

Chargée d’enquêter sur mon passé,

Pour enfin dire, si je mérite le paradis.

Ou au contraire, me faire savoir, pardi,

Si le fait d’être aimé et d’avoir aimé

 

Donnent des circonstances atténuantes.

Seront-ils capables de dire, après tout

Que fait-il là ce vieux fou, allez on tente,

Renvoyons-le sur terre, vivre sa vie de fou.

 

Jean Mollier de France