L'inconnu de cet été

En mémoire d'un 14 juillet soir de fête
Vêtue d'un corsage épaule nue et jupette,
Découvrant coté court une cuisse bronzée
Talons aiguilles, à la cheville un bracelet.

La coutume s'imposant, nous dansions chaque année,
En bord de mer tables dressées, sur la jetée
Illuminés devant nous les bateaux passaient
Ajoutant du piment aux esprits exaltés ...

Les sillages parfumés qu'au passage laissaient
Des belles, arrivant pour séduire et charmer,
Et quant à ces Messieurs qui faisaient leur entrée
Eux, de leurs yeux cherchaient le modèle rêvé...

Et voilà que d'un coup me sentant observée
j'aperçois le Prince de mon conte de Fée ...
De s'être repérés nous étions transportés
Était-ce vrai tout çà, un quatorze Juillet ?

Étant accompagné il gardait la distance
Qui n'était que physique, nos regards comme des lances ...
Pendant qu'autour de moi, m'invitaient à la danse
Ceux à qui je plaisais, tout comme une romance ...

Puis les feux d'artifices qui couronnaient le tout
Leurs bouquets projetaient bien au dessus de nous
En claquant en de boums détonnant de partout
Les cris admiratifs de la foule debout ...

Puis, les feux s'éteignaient et un calme se faisait
Pour certains qui rentraient, la soirée terminait
Et les épicuriens, ne voulant rien rater,
Retournaient à leur tables, et d'autres voulaient danser ...

Mais cette exaltation, prit fin à un moment ,
Et j'avais beau chercher, scruter, priant
d'avoir cette joie qu'il soit toujours présent ...
Mais, parti sûrement, le devoir obligeant ...

Même sous le ciel étoilé, au clair de la lune
Mais d'un coup est venue tout cacher la brume
En venant infiltrer en mon coeur l'amertume
Alors je quittais la fête, pieds nus sur le bitume.

Je rentrais tristement, en revenant du rêve
Me posant des questions sur les rencontres brèves
Déviant du chemin et le cherchant sans trêve
Je regagnait la plage m'allongeant sur la grève ...

Du ciel tristement la pluie se mit à tomber
Où est-il donc, mon inconnu de cette soirée,
Où est-il donc, et sous quel cieux dois-je prier ...
Lui et moi qui voulions tant, ensemble danser.

Il me reste de lui cependant la cadence
d'une chamade de nos coeurs en romance
Il me reste aussi, l'expression de sourires
A la nuit, à la vie, pour ces heures de plaisir.

Où est-il donc je l' ai perdu ,mon inconnu ...
Pense-t-il à moi, comme je le fais, l'ai - je perdu
Et tout mon être n'a de désir que le revoir
En retournant sur les lieu , quand vient le soir ...

Sillonnant les vallons les collines et le temps
Croyant le voir partout, ne serait-ce qu'un instant
 Échanger quelques mots, se donner rendez-vous
Et s'aimer follement comme dans un roman ...

Mais qui sait, le destin peut croiser nos chemins
Et irons parcourir en se tenant la main
Le rivage de cette plage où l'on s'est rencontré
Pour se parler d'amour, s'avouer de s'aimer.


Liliane

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