A notre fille et sœur

 

Pourquoi arrivé à mon âge, vouloir écrire

Qui plus est, des poèmes, pour vous dire

Tout ce qui est en moi, ce que je ressens

D'ou vient ce besoin pressant, au moment

 

Où il me reste peu de temps, vouloir dire

Que depuis longtemps, cette soif d'écrire

Que mon cœur me criait, enfin dis-leur

Que tu les aimes, que souvent tes pleurs

 

Tu les cachais, avoir honte de leur dire

Tes sentiments, ton amour, quel délire.

Ne pas oser dire à ceux que l'on aime

Si vous saviez combien je vous aime.

 

Je crois, depuis qu'elle nous a quittées,

France, que nous tous avons tant aimée,

De temps en temps, nous fait un signe

Laissez vos sentiments parler, indignes.

 

Les mots, je t'aime, vous font-ils si peur

Toi mon papa, dis-leur, sans pudeur,

Ah que c'est bon de vous dire je t'aime

Qu'il est doux, face à ce mot, la haine.

 

Oui ma fille, tu as raison, tu nous vois

Là où tu es, qu'importe l'endroit, toi

Ma fille, ma sœur, ta famille, tous enfin

Continue de nous guider, c'est un besoin.

 

De toi, qui étais si sage, si prévoyante

Adulte dès ton plus jeune âge, aimante

Tu nous as montré le chemin, le bon

Ma fille, nous t'aimons, nous t'aimons.

 

Jean Mollier de France

 

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